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Faire fonctionner Office 2007 sous Ubuntu 10.10

Les alternatives libres à la suite Office de Microsoft, comme OpenOffice, sont de plus en plus avancées et performantes et elles gèrent de mieux en mieux la plupart des formats propriétaires de Microsoft. Malgré ça, on peut avoir besoin d’installer la suite Office.

Voici comment faire pour installer et faire fonctionner la suite Microsoft Office 2007 sous Ubuntu 10.10. Puisqu’il n’existe pas de version de la suite d’Office compatible nativement avec Linux, il faut utiliser un outil capable d’exécuter des programmes compilés pour Windows sous Linux. Le plus connu de ces outils est Wine, que je vais utiliser ici.

Il existe des méthodes pour faire fonctionner Office avec PlayOnLinux. Je déconseille ces méthodes, elles n’ont pas (ou mal) fonctionné chez moi.

La démarche décrite ici devrait être semblable pour d’autres versions d’Office et d’Ubuntu (de Linux plus généralement) mais il est probable qu’il y ai tout de même quelques différences.

Tout d’abord, installer la dernière version de Wine :

sudo add-apt-repository ppa:ubuntu-wine/ppa
sudo apt-get update
sudo apt-get install wine1.3

Ensuite, il faut paramétrer Wine pour fonctionner en mode « Windows XP ». Aller dans Applications -> Wine -> Configurer Wine -> Onglet Application et vérifier qu’il y a bien « Windows XP » dans le champ « Version de Windows » (si ce n’est pas le cas, mettez-le).
ConfWine

On peut maintenant passer à l’étape d’installation d’Office. Insérez votre CD d’Office dans votre lecteur, faites un clic droit sur le fichier « SETUP.EXE » -> Ouvrir avec Wine.

L’installation se déroule alors tout à fait normalement. Pensez à n’installer que les composants dont vous avez besoin. Je n’ai testé que Word, Excel et Powerpoint. Il est possible que certains autres composants ne fonctionnent pas correctement.

Pour faire fonctionner Powerpoint, il reste une manip’ à faire : allez dans Applications -> Wine -> Configurer Wine -> Onglet Bibliothèques. Cherchez « riched20″ dans la liste « Nouveau remplacement pour » et cliquez sur « Ajouter ». Ensuite, sélectionnez « riched20″, cliquez sur « Modifier » et choisissez « native Windows ».
ConfWine2

Et voilà! Word, Excel et Powerpoint devraient fonctionner correctement :
word

Pour associer certains types de fichiers (comme les docx, les xlsx et les pptx, que OpenOffice a des fois du mal à ouvrir) à Office, faites clic droit sur un fichier -> Ouvrir avec -> Autre application -> choisissez l’application voulue. Les composants Office apparaissent plusieurs fois. Le 1er fonctionne chez moi. Cochez la case « Mémoriser cette application….. » et cliquez sur « Ouvrir ».
ouvriravec

Le fait que les composants Office apparaissent plusieurs fois est un bug connu. Une méthode pour le contourner est disponible ici.

Sources :
webupd8.org
help.ubuntu.com
doc.ubuntu-fr.org

Gérez et publiez vos collections avec GCstar !

En cherchant un moyen de répertorier mes CD je suis tombé sur un logiciel vraiment très bon : GCstar.
C’est bien sûr un logiciel libre, et il a pour but de vous aider à gérer toutes vos collections, aussi variées soient-elles. Un certain nombre de collections sont prédéfinies (films, BD, CD, livres, musique, …) mais vous pourrez définir vous-même un nouveau type de collection si besoin.
GCstar est annoncé pour fonctionner aussi bien sous Linux que sous Windows et MacOS mais je n’ai essayé que la version Linux.

La grande force de GCstar est son moteur de recherche intégré, basé sur des plugins (très simples d’ailleurs). Pour les CD, cela vous permet par exemple de ne rentrer que le titre d’un CD que vous voulez ajouter à la bibliothèque, et GCstar va chercher toutes les informations (artiste, chansons, pochette, durée..) qu’il trouve sur des sites que vous aurez défini (Amazon par exemple). C’est en fait la définition de ces sites qui se fait par l’ajout de plugins.

La publication en ligne de votre collection n’est pas gérée directement par GCstar, mais il existe un outil tout fait et près à l’emploi pour ça : GCweb
Il y a même une démo de l’outil ici.

Puisque c’est pour cela que je l’ai choisi, je vais détailler les étapes permettant d’ajouter vos CD à votre bibliothèque et la mise en ligne de votre collection.
Un résumé de la démarche :
– Installer GCstar (sans blague….)
– Créer une nouvelle collection
– Ajouter le plugin de recherche des informations sur Amazon
– Ajouter vos CD
– Envoyer les fichiers de GCstar sur votre serveur web
– Mettre en place GCweb
– Enjoy

– Installer GCstar
Ca se fait très simplement via la Logithèque Ubuntu pour ceux qui sont sur Ubuntu, pour les autres tout est expliqué sur le site de GCstar

– Créer une nouvelle collection
Pareil, rien de sorcier. Sélectionnez « Collection musicale » (astuce : sauf si vous voulez faire une autre collection hein :D ) et c’est parti.

– Ajouter le plugin de recherche des informations sur Amazon
Par défaut, GCstar inclut la recherche sur Discogs et Musicbrainz. Si ça vous suffit vous pouvez sauter cette étape, mais j’ai l’impression que Amazon est quand même plus complet. Donc pour Amazon, c’est sur le forum de GCstar que ça se passe. Pour ceux qui n’ont pas envie de créer un compte pour accéder aux pièces jointes du forum, j’ai fait une copie ici. Il suffit d’ajouter les fichiers contenus dans cette archive dans le dossier /lib/GCPlugins/GCmusics/. Sous Ubuntu, le chemin complet est /usr/share/gcstar/lib/GCPlugins/GCmusics/.
Vous l’aurez compris, les plugins pour les autres types de collection se trouveront dans /lib/GCPlugins/XXXX.

– Ajouter des CD
Là rien de bien sorcier. Pour choisir vos méthodes de recherche des informations, allez dans Configuration/Préférences/Internet, c’est le menu « Sites où récupérer les fiches ». Pour ajouter un CD, cliquez sur « Ajouter », entrez le titre, l’auteur dans la barre de recherche (là où il y a marqué « Nouvel album ») et cliquez sur « Télécharger ». Une liste des résultats de la recherche apparait, choisissez celui qui vous convient et validez.

– Envoyer les fichiers de GCstar sur votre serveur web
Envoyez le fichier .gcs et le dossier _pictures (sous Ubuntu dans /home/votre_user par défaut) dans le dossier « collections » de l’arborescence de GCweb. Vous pourrez mettre à jour ces fichiers plus tard, si vous complétez votre collection (il faudra simplement envoyer les nouveaux fichiers sur le serveur).

– Mettre en place GCweb
Il vous faudra avant tout un serveur web fonctionnel. GCweb n’a pas de restriction pour un serveur web en particulier, mais il faut que le serveur gère le PHP5 et qu’il ait la librairie GD2 ou supérieure. Un serveur web sous Linux est conseillé pour les tris par date, qui risquent de ne pas fonctionner sur une autre plateforme.
Pour la démarche : il suffit d’envoyer le contenu de l’archive sur votre serveur web. Avec un navigateur, allez ensuite à l’adresse de votre serveur, à l’emplacement où vous avez mis les fichiers de GCweb. Vous aurez une page de configuration. Remplissez les champs en fonction de vos préférences et de votre configuration.
Une fois que votre configuration vous satisfait, allez à l’adresse de votre serveur web. Normalement, votre collection est en ligne. Il est conseillé de carrément supprimer le fichier config.php (que vous avez renommé pendant l’étape de configuration de GCweb) pour éviter que quelqu’un s’en serve. Gardez-en une copie quelque part, mais pas à un endroit accessible depuis internet.

-Enjoy !
Si vous avez des questions, n’hésitez pas à aller sur le forum de GCstar. Vous pouvez aussi m’en poser dans les commentaires, j’essayerai d’y répondre.

Mise en place d’un serveur musical avec MPD

J’ai mis en place chez moi un serveur de musique qui devait répondre a des besoins un peu particuliers :
– fonctionnement client-serveur, le serveur devant lire la musique (il est branché sur ma chaine hifi) et les clients permettant de contrôler la lecture de la musique à distance (pas d’écran sur le serveur)
– la musique est stockée non pas sur le serveur, mais sur mon PC fixe, dans ma chambre, qui n’est pas allumé tout le temps (bon il faudra l’allumer pour lire la musique évidement :D )
– tout ça sur du Linux bien entendu, le serveur étant sous Ubuntu server 10.10 et le PC fixe sous Ubuntu 10.04

Je me suis penché vers MPD (Music Player Deamon), qui a l’avantage de répondre parfaitement à tous ces besoins :)

Pour la suite : IP du serveur : 192.168.1.8 et IP du PC fixe : 192.168.1.4, les deux sont en DHCP mais le routeur est configuré pour leur attribuer toujours la même IP.

Voilà, le contexte étant posé, on y va :)
Première étape : rendre la musique présente sur le PC fixe accessible au serveur. J’ai choisi de faire ça avec NFS, à priori une autre méthode (comme avec Samba) aurait fonctionné tout aussi bien. Le partage NFS, donc :
0) Installation des paquets « nfs-common » (nécessaire sur le client et le serveur) et « nfs-kernel-server » (nécessaire uniquement sur le serveur). Attention, ici (et uniquement ici) c’est le PC fixe qui joue le rôle de serveur puisque c’est lui qui partage la musique
1) Création du point de montage sur le serveur (donc le « vrai » serveur cette fois ci) : mkdir /mnt/jidey_musique
2) Paramétrage de NFS sur le PC fixe (donc le serveur NFS) :
– ajouter une ligne dans le fichier /etc/exports :

/home/jidey/Musique/ *(ro,fsid=0,insecure,no_subtree_check)

– ajouter ces trois lignes dans le fichier /etc/hosts.deny :

portmap:ALL
nfsd:ALL
mountd:ALL

– ajouter ces 6 lignes dans le fichier /etc/hosts.allow (adapter les IP, il faut mettre l’IP du client nfs) :

portmap: 192.168.1.8
lockd: 192.168.1.8
nfsd: 192.168.1.8
mountd: 192.168.1.8
rquotad: 192.168.1.8
statd: 192.168.1.8

3) Monter le partage nfs sur le client nfs (le serveur MPD) :

sudo mount -t nfs4 192.168.1.4:/ /mnt/jidey_musique/

NB : j’ai été au plus rapide pour la partie NFS. C’est un peu crado, et surtout automatisable (avec fstab). Je ne veux pas m’étendre sur le sujet ici, tout ce qui importe c’est d’avoir un dossier avec de la musique sur le serveur MPD.

Deuxième étape : installation et configuration de MPD sur le serveur.
L’installation est, comme souvent sur Ubuntu, simplissime : sudo apt-get install mpd
Pour la configuration, c’est à peu près du même niveau. La configuration se fait dans /etc/mpd.conf pour une configuration valable pour tous les utilisateurs (c’est notre cas) ou dans ~/.mpdconf pour une configuration personnalisée à chaque utilisateur. Voici le contenu de mon /etc/mpd.conf :

port                    "6600"
music_directory         "/mnt/musique_jidey"
playlist_directory      "/var/lib/mpd/playlists"
db_file                 "/var/lib/mpd/tag_cache"
log_file                "/var/log/mpd/mpd.log"
pid_file                "/var/run/mpd/pid"
state_file              "/var/lib/mpd/state"

user                    "mpd"
bind_to_address         "localhost"

audio_output {
        type            "alsa"
        name            "My ALSA Device"
        device          "hw:0,0"        # optional
        format          "44100:16:2"    # optional
        mixer_device    "default"       # optional
        mixer_control   "PCM"           # optional
        mixer_index     "0"             # optional
}

Notez qu’il faut créer les dossiers ci-dessus (.mpd et .mpd/playlists) s’ils n’existent pas.
Beaucoup d’autres options sont possibles, toutes sont très bien expliquées dans le fichier de configuration créé avec l’installation.
Si vous avez des problèmes de connexion avec les clients, essayez de commenter la ligne « bind_to_address « localhost »  »
Un petit restart du démon MPD et ça devrait être bon :

sudo /etc/init.d/mpd restart

Troisième étape : installation et configuration des clients. Il existe une multitude de clients compatibles avec MPD. La liste (à priori à peu près exhaustive) est disponible sur le site de MPD. Comme vous le constaterez, des clients existent pour à peu près toutes les plateforme imaginable, d’Androïd à Gnome (assez classique) en passant par la Wii…

Ubuntu/Debian : faire le ménage dans les noyaux

Après quelques mois d’utilisation, mon grub ressemble inévitablement à ça :

grub

Oui, je fais une collection de kernels, et alors? :D
Bref, tout ça pour dire que je fini par me retrouver avec 4 ou 5 noyaux, ce qui est, d’une part, inutile, et d’autre part gênant quand il faut commencer à scroller pour attendre la ligne « Windows » tout en bas de la liste (ok, je n’ai qu’à pas utiliser Windows, mais c’est pas la question :p ). Il y a bien la méthode crade d’adapter simplement grub, mais c’est quand même plus propre de supprimer tous ces noyaux inutiles. Voici comment faire.

Lister tous les noyaux installés

dpkg -l | grep linux-image
ii  linux-image-2.6.31-19-generic        2.6.31-19.56                               Linux kernel image for version 2.6.31 on x86
ii  linux-image-2.6.31-20-generic        2.6.31-20.58                               Linux kernel image for version 2.6.31 on x86
ii  linux-image-2.6.31-21-generic        2.6.31-21.59                               Linux kernel image for version 2.6.31 on x86
ii  linux-image-2.6.31-22-generic        2.6.31-22.60                               Linux kernel image for version 2.6.31 on x86
ii  linux-image-generic                  2.6.31.22.35                               Generic Linux kernel image

On voit à la fin le paquet générique du kernel. Il ne faut pas le supprimer.

En théorie, à chaque paquet « linux-image » est associé 2 paquets « linux-headers ».

dpkg -l | grep linux-headers
ii  linux-headers-2.6.31-19              2.6.31-19.56                               Header files related to Linux kernel version
ii  linux-headers-2.6.31-19-generic      2.6.31-19.56                               Linux kernel headers for version 2.6.31 on x
ii  linux-headers-2.6.31-20              2.6.31-20.58                               Header files related to Linux kernel version
ii  linux-headers-2.6.31-20-generic      2.6.31-20.58                               Linux kernel headers for version 2.6.31 on x
ii  linux-headers-2.6.31-21              2.6.31-21.59                               Header files related to Linux kernel version
ii  linux-headers-2.6.31-21-generic      2.6.31-21.59                               Linux kernel headers for version 2.6.31 on x
ii  linux-headers-2.6.31-22              2.6.31-22.60                               Header files related to Linux kernel version
ii  linux-headers-2.6.31-22-generic      2.6.31-22.60                               Linux kernel headers for version 2.6.31 on x
ii  linux-headers-generic                2.6.31.22.35                               Generic Linux kernel headers

Suppression des noyaux inutiles

Il est recommandé de conserver les 2 noyaux les plus récents (le plus récent pour une utilisation courante, l’autre en cas de problème sur le dernier noyau). Dans mon cas, je veux donc supprimer les versions 2.6.31-19.56 et 2.6.31-20.58 du noyau.
Ensuite, tout se fait classiquement avec apt-get et son option –purge :

sudo apt-get remove linux-image-2.6.31-19-generic linux-headers-2.6.31-19 linux-headers-2.6.31-19-generic linux-image-2.6.31-20-generic linux-headers-2.6.31-20 linux-headers-2.6.31-20-generic --purge

Grub sera (normalement) mis à jour automatiquement.